


L’histoire de la Jaguar type E
Mars 1961, Salon des Expositions, Genève; devant la presse, les cameras et le public, Jaguar dévoile une voiture qui est devenue mythique – la type E. Disponible en décapotable et coupé, à un prix très abordable (à moins de £2,000 quand même), c’est la moitie du prix des autres voitures GT comme les Ferrari et Aston Martin. Tout le monde est surpris et en même temps ravi, sa ligne, sa performance, son confort, son couple, et sa consommation moyenne. 0-100 à l’heure en moins de sept secondes, vitesse de pointe au dessus 250 à l’heure. Suite a cette exposition, Jaguar est inondé de commandes. Il fallait être une personnalité publique, une star, un pilote pour pouvoir devenir propriétaire de cette voiture, comme pour la XK120 dans son temps.
Comment est née cette voiture mythique, votée par le public numéro un des voitures de collection depuis cinquante ans ?
Années cinquante, Jaguar est présent aux 24 Heures avec la type C, puis la type D, gagne cette épreuve trois années de suite, 1955, 1956,1957. Mais le temps passe, Jaguar ne sort plus son équipe sportive, et la type D est dépassé, moins puissante que les voitures modernes. En 1960, Jaguar sort la voiture qui est le trait d union entre la D et la E : l’E2A.
Elle porte la même dérive, mais en dessous une nouvelle suspension indépendante utilise auparavant par la type E. La « E2A » fait les 24 Heures du Mans en 1960 dans les couleurs Cunningham, blanche avec deux lignes bleues.
Entre 1961 et 1974, 72,000 types E ont été fabriqués, la plupart vendues aux Etats-Unis. Au début, c’est la 3.8l, suit la 4.2, puis la Série 2, et enfin la V12 qui est sortie en 1971.